Quand Henri Fabre...
Mercredi, 26 Août 2009 17:35
Eliane De Zerbi-Sebille
Quand Henri Fabre nous parlait du Canard
Tout d'abord, pourquoi ce nom donné au célèbre hydravion ?
Henri Fabre nous le révèle lui-même, dans son discours du 28 mars 1960 à La Mède, lors de la cérémonie du Cinquantième Anniversaire du premier vol.
Le journaliste évoque "l'allocution pleine de bonhomie de Monsieur Fabre" qui, dans ses remerciements, a pris soin de citer "nos maîtres les oiseaux et particulièrement les canards qui, en amerrissant sur l'Etang de Berre, les pattes écartées, préfiguraient les premiers flotteurs."
Henri Fabre poursuivit en expliquant comment à la vue des canards venant se poser sur l'Etang de Berre, ce qui paraissait impossible à réaliser s'ancra petit à petit dans son esprit pour devenir finalement une idée-force.
Un récit d'Henri Fabre : le premier décollage du Canard
Mars 1935 : le quotidien "Marseille-matin" présente à ses lecteurs un long et passionnant article, après une interview d'Henri Fabre, sous le titre : "Une date dans l'Histoire de l'Aviation :
le 28 mars sera célébré le 25e anniversaire du premier vol en hydravion"
Henri Fabre raconte ses premiers essais du Canard. Le journaliste souligne que l'inventeur exprime son émotion et sa joie avec simplicité, à la manière des savants modestes :
"L'appareil était prêt. Il s'avançait, à la remorque de l'Essor, vers le milieu de l'Etang de Berre, par un temps idéalement calme, puis était accosté par l'arrière contre le flanc du vapeur, l'hélice à la portée de la main de l'équipage, qui mit en route.
Avec l'espace de tous côtés autour de moi, je m'élançais à grande allure. Sur cette surface paisible, aussi plane qu'un miroir, c'était une locomotion délicieusement simple et douce ; le rotatif, très éloigné de moi, ne me transmettait même pas ses trépidations.
Longtemps, je continuais ce rapide hydroplanage, sans ouvrir en plein les gaz,et ainsi risquer l'envol. je rentrais à bord, pour jouir, dans une calme réflexion, de ce premier résultat."
Puis, Henri Fabre décrit son premier décollage :
"La main sur la manette d'admission, je laissais l'appareil se lancer : un des flotteurs arrière se souleva, je ralentis, et un réglage de point mort du gauchissement me permit de modifier l'incidence relative des deux ailes. J'accélérai de nouveau : cette fois, les deux flotteurs arrière se soulevèrent en même temps, l'appareil s'équilibrant sur le flotteur avant qui finit lui-même par quitter l'eau : j'étais en l'air, glissant et bourdonnant à quelques mètres au-dessus de cette mer d'huile, dans l'atmosphère endormie."
Eliane De Zerbi-Sebille
Sur la route d'Henri Fabre...
Vendredi, 10 Avril 2009 18:25
Isa
Après quelques heures d’autoroute, un dimanche de fin mars…
Tiens ! Dans 1 an moins 1 jour, nous serons revenus en 1910, ou presque…
Le « Canard » d’Henri Fabre, version 2010, sortira de son anonymat béglais et fera briller ses poutres alu sur l’étang de Berre. Le mistral se fera tout gentil, juste une petite brise pour éloigner d’éventuels nuages. Toute l’équipe de « Fabre 2010 » s’activera autour de lui et de son pilote, l’attention de chacun se concentrera sur eux.
Les hydravions venus des quatre coins de France et d’Europe (peut-être plus loin, qui sait ?) aurons un air respectueux envers cet ancêtre bizarre : on a même entendu quelque chose comme « on dirait un portail avec des étagères ! ». C’est vrai qu’il est immense, mais tellement aérien pourtant. Tant d’heures de travail pour le faire naître, suivant scrupuleusement les plans de l’ingénieur ingénieux Henri Fabre… Et le voilà, prêt à glisser sur l’eau et reproduire l’exploit du 28 mars 1910…
Après quelques heures d’autoroute, un dimanche de fin mars…

Nous voici arrivés à Martigues, la « Venise provençale ». Jour de Carnaval… on ne passe pas en voiture. Mais rien ne vaut une bonne balade à pied (il ne pleut plus) le long du port pour ressentir cette petite ville si charmante. Le vent, bien que pas très chaud, ne nous coupe pas en deux, comme disent les marseillais. Déjà, de l’autre côté du petit canal, nous découvrons le hangar dans lequel Henri Fabre construisit ses hydravions – le « Canard » est le troisième modèle. Le bâtiment – qui abrite le « Garage de l’Hydravion », ça ne s’invente pas - est resté tel qu’il était au début du 20ème siècle ; il ne paraît pas bien grand, en comparaison de la taille des engins ! Trois arches soulignées de blanc sur la façade ocre, une toiture asymétrique, juste en bordure de l’eau, tout dégage un air de sérénité et un charme incontestable.
Quatre ans d’essais, d’expérimentations. Puis ce furent les tests d’hydroplanage sur le canal, propulsé par un moteur Gnome inventé par Laurent Seguin.

Le bout du petit canal est délimité par un petit pont arrondi. Nous débouchons sur une toute petite anse : à gauche, le bord est au niveau de l’eau et à droite, une digue de gros rochers borde un petit parking planté de jeunes pins. Lorsqu’on se retourne, la vue est plus que gracieuse : les petites maisons colorées bordent le canal, les bateaux de pêcheurs comme ceux de plaisance attendent de repartir en mer. Un vrai tableau, un cadre de cinéma nous régale les yeux.
Un peu plus loin, parallèlement, un canal plus large a été réalisé afin de permettre aux gros tankers de relier les raffineries à l’Etang de Berre.
Direction La Mède, cité en bord de mer dépendant de la commune de Châteauneuf les Martigues.
Petites rues étroites, une descente vers la base nautique où nous nous trouvons face à une digue – existait-elle il y a 100 ans. La vue s’en trouve limitée, mais l’abri est sûr pour les bateaux. Le vent a forci, la lumière diminue… nous allons nous mettre au chaud.

Le lendemain matin : 1er étage, Hall 3 de l’Aéroport Marseille-Provence (ne pas oublier le tiret…), dans le couloir d’accès aux salles d’embarquement, nous cherchons le meilleur angle pour une photo du « Canard original ». C’est vrai qu’il est beau, majestueux, immense. Restauré de belle façon, après un long séjour dans le hall d’accueil de l’aéroport, il est là depuis le 5 mai 2007. « Ils étaient courageux à l’époque de voler là-dessus ! » s’exclame un voyageur en partance. Oui, courageux, ingénieux et visionnaire aussi, voilà ce qu’était Henri Fabre. Et aujourd’hui, nous sommes heureux de faire partie de cette grande aventure de la reconstruction et de la commémoration de ce premier vol historique.
NB - Deux monuments commémorent cet événement du 28 mars 1910. Le premier, érigé par la Chambre de Commerce de Marseille en 1935, se trouve dans le village de La Mède, près du bord de l'étang de Berre, à l'endroit où l'hydro-aéroplane avait décollé en 1910 : il représente un canard en vol au sommet d'une colonne.
L'autre monument, inauguré en 1965, est à Martigues, face au plan d'eau de l'amerrissage.
Mise à jour le Vendredi, 10 Avril 2009 18:39
Le vol du Canard
Samedi, 21 Mars 2009 22:09
Administrateur
Il a volé.
Voici le vol qu'il à réalisé à l'époque.

La deuxième image est le même vol sur une vue satellite.

Henri FABRE
Samedi, 21 Mars 2009 22:04
Administrateur

Henri Fabre est un ingénieur français, né à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 29 novembre 1882 et décédé le 29 juin 1984, à l'âge de 102 ans.
Il est l'inventeur de l'hydravion (d'abord nommé hydro-aéroplane, jusqu'en 1913).

Après de brillantes études à la Faculté des Sciences de Marseille puis des études d'ingénieur à Paris, il se consacra pendant quatre années à la conception, aux essais et à la réalisation d'un aéroplane muni de trois flotteurs, d'où son premier nom. Dans la réalisation de ce projet il eut pour mécanicien Marius Burdin, ancien mécanicien du capitaine Ferdinand Ferber, et pour dessinateur, Léon Sebille, un architecte naval marseillais. L'appareil construit, de type « canard », avait une envergure de 14 m, une longueur de 8,5 m, un poids de 380 kg. Il était équipé d'un moteur Gnome Omega de 50 ch qui entraînait une hélice de 2,60 m.
Après la première guerre mondiale, Henri Fabre cessa de se consacrer à la construction aéronautique. Son activité resta celle d'un ingénieur, chef d'une entreprise de construction de machines destinées à l'industrie dans divers secteurs. Il continua d'ailleurs à concevoir d'autres inventions, comme son « bateau-clac », bateau pliable sur lequel il naviguait et qu'il pouvait mettre dans sa 2 CV.
Source Wikipedia
Le Canard
LE CANARD
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Le 28 mars 1910, en France, près de Martigues (Bouches-du-Rhône), au bord de l'étang de Berre, face au village de la Mède, Henri Fabre fit décoller son hydravion devant un public nombreux dans lequel se trouvait l'aviateur Louis Paulhan.
L'appareil parcourut 800 mètres au-dessus de l'étang et se posa sur l'eau : le premier hydravion au monde avait réussi son vol et son amerrissage.
Le succès de ce premier vol mondial fut officiellement constaté par un huissier de Martigues, Me Honoré Raphel : ce jour-là, Henri Fabre, alors âgé de 27 ans, devenait l'incontestable inventeur, constructeur et premier pilote de ce nouvel engin volant, l'hydravion.
En 1911, cet hydravion, piloté cette fois par Jean Becue, vola au prestigieux Concours de Canots Automobiles de Monaco.
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Deux monuments commémorent cet évènement du 28 mars 1910. Le premier, érigé par la Chambre de Commerce de Marseille en 1935, se trouve dans le village de La Mède, près du bord de l'étang de Berre, à l'endroit où l'hydro-aéroplane avait décollé en 1910 : il représente un canard en vol au sommet d'une colonne. L'autre monument, inauguré en 1965, est à Martigues (Bouches-du-Rhône), face au plan d'eau de l'amerrissage.
Source Wikipedia
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Données sur l'appareil Source aviafrance.com
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Envergure :
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14.00 |
m |
Longueur : |
8.50 |
m |
| Hauteur : |
3.66 |
m |
Surface portante : |
17.00 |
m² |
| Equipage : |
1 |
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Masse totale : |
475 |
kg |
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Vitesse maximale :
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89 |
km/h |
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